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Frédérique CADET
Conseiller du Secrétaire Général

A la lecture du communiqué de presse de l’ADF, suite aux vœux que le Président de la République a adressés aux parlementaires mercredi 11 janvier dernier, Bruno SIDO, Sénateur et Président du groupe de la droite du Centre et des Indépendants (DCI), fait part de son étonnement face à cette réaction politique devant un enjeu si important.

 

« Il ne serait pas raisonnable de faire au Président de la République un procès d’intention, tant les propos qu’il a tenu étaient aussi mesurés que constructifs. A aucun moment les collectivités n’ont été qualifiées d’inconséquentes ! Bien au contraire, il a vanté leur sens des responsabilités et leur réactivité ; qualités qui les rendent aptes à répondre avec l’Etat, au défi de la réduction de la dette publique. »

 

D’ailleurs, Bruno SIDO exprime sa différence d’appréciation: « il est faux d’affirmer que la dette des collectivités est uniquement constituée des emprunts qu’elles réalisent pour leurs investissements, ainsi que des transferts de charges mal compensés…. La maîtrise de la dépense publique, dans le contexte actuel de tensions sur les finances publiques doit être encore plus optimale. La question de la dette mérite enfin un dialogue serein entre l’Etat et les collectivités locales ».

 

C’est pourquoi, Bruno SIDO réitère son soutien à l’initiative du Président de la République d’organiser très prochainement un rendez-vous avec les associations pluralistes d’élus. « Il serait triste pour la France qu’elles ne répondent pas présentes ! »

A l’occasion des vœux que le Président de la République a présentés ce soir aux parlementaires, Bruno SIDO, sénateur (UMP) de la Haute-Marne et Président du groupe des départements de la droite, du centre et des indépendants (DCI), salue l’initiative du Président de la République, d’engager prochainement avec le Premier Ministre et les représentants des Associations d’élus locaux, un dialogue républicain responsable et raisonnable pour répondre au défi de réduction de la dépense publique.

 

Selon Bruno SIDO, « Le niveau d’endettement de notre pays, les conséquences de la crise économique et le net ralentissement de la croissance depuis le 2ème semestre 2011 nécessitent un effort collectif partagé. » C’est pourquoi, « il est tout à fait compréhensible que les collectivités locales s’appliquent la même norme d’évolution de dépense que l’Etat s’applique à lui-même. Les collectivités apporteront à l’évidence la démonstration de leur réactivité et de leur sens des responsabilités, pour peu que l’équilibre, entre les efforts demandés et les bénéfices escomptés, soit préservé ».

 

«Avec des collectivités qui représentent plus de 20% de la dépense publique, dont les dépenses augmentent plus vite que la croissance du PIB, et qui ont créée entre 1999 et 2008, 350 000 postes, hors transferts liés à la décentralisation, les Français ne comprendraient pas qu’elles s’exonèrent des efforts de réduction de la dépense publique menés par l’Etat », précise Bruno SIDO.

 

Il s’agit donc pour les collectivités locales, à l’instar de la RGPP, de parvenir de manière constructive et partagée, à dégager des pistes de réduction de la dépense publique, au travers, notamment d’une réelle maîtrise des dépenses publiques locales, liées aux emplois publics, comme l’a dernièrement souligné le rapport de la Cour des Comptes.

 

« Essonne : la Commission Nationale des Comptes de Campagnes et des Financements Politiques sanctionne le Président du Conseil général pour avoir fait la promotion des primaires socialistes à travers le bulletin départemental  ».  

 

Assumant pleinement son statut de militant, le Président du Conseil général prenait, au mois d’octobre, la décision d’utiliser l’édito du magazine départemental pour inviter les électeurs de l’Essonne à se rendre aux urnes dans le cadre des primaires organisées par le Parti Socialiste les 9 et 16 octobre 2011.

 

Dénonçant un détournement des moyens de l’institution au bénéfice d’une formation politique, les élus du groupe UMPA (opposition) avaient alors demandé à celui-ci le 27 octobre dernier de prendre, sous 15 jours,  l’attache de ce parti politique afin d’imputer l’intégralité des frais liés à la publication de cet article aux dépenses effectuées à l’occasion de ces primaires.

 

Réfutant l’analyse selon laquelle ces agissements pourraient être qualifiés de financement d’un parti politique contraire à l’article 52-8 du code électorale, et certain d’être dans son bon droit, le Président du Conseil général, par ailleurs Directeur de la publication du magazine départemental (Art 6 loi 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), avait dédaigné répondre aux sollicitations de l’opposition de l’Essonne.

 

Alertée par les élus du groupe UMPA, la Commission des Comptes de Campagnes et des Financements Politiques vient récemment de trancher en leur faveur. En concluant que :« le coût correspondant à l’impression et à la diffusion de cet éditorial soit refacturé au parti politique de Monsieur Jérôme GUEDJ pour qu’il ne constitue pas une concours en nature de personne morale, prohibé par les disposition de l’article L.52-8 du Code électoral ».

 

Confortés par cette décision, les élus du groupe d’opposition iront au bout des moyens de procédure mis à leur disposition afin d’obtenir « pour l’exemple » l’annulation pour excès de pouvoir de la décision, assumée par le Président du Conseil général, de publier un article politique et engagé n’ayant aucun lien avec la gestion du département de l’Essonne dans les pages du magazine de la collectivité. Un recours pour excès de pouvoir est déposé au Tribunal Administratif de Versailles.

 

Philippe Richert, Président du Conseil régional d’Alsace, Charles Buttner, président du Conseil Général du Haut-Rhin, Guy-Dominique Kennel, président du Conseil général du Bas-Rhin ont souhaité convoquer leurs Assemblées de manière exceptionnelle en Congrès pour débattre du projet de création d’une nouvelle collectivité : le Conseil d’Alsace.

 

 Ce congrès, qui constituera une étape fondamentale dans le processus de création d’une nouvelle collectivité alsacienne, se tiendra le 1er décembre 2011 au Conseil Général du Haut-Rhin à Colmar.

 

Après plusieurs mois de travail en commun, les trois présidents vont soumettre aux Assemblées un rapport qui présente leur projet pour l’Alsace.

Le pack des présidents des trois collectivités a décidé de construire ensemble un socle commun et d’élaborer un panel de grands principes et d’orientations indispensables pour réussir ce défi qui consister à imaginer puis concrétiser pour l’Alsace un projet fédérateur et partagé, ambitieux et efficace pour les décennies à venir.

 

Ce rapport qui sera ainsi débattu le 1er décembre définira d’abord les grands objectifs, enjeux et dossiers stratégiques, les compétences que pourrait exercer un futur Conseil d’Alsace, ainsi que le mode de gouvernance permettant de créer cette nouvelle collectivité issue de la réunion des deux Conseils généraux et du Conseil régional.

 

Le projet de création de la nouvelle collectivité a vocation à être largement discuté et partagé. Il doit être ouvert à débat et être enrichi au sein des Assemblée par l’ensemble des groupes politiques, par la société civile et enfin par les Alsaciens dans le cadre de la consultation référendaire.

 

"En réunissant en formation de Congrès le Conseil général du Bas-Rhin, le Conseil général du Haut-Rhin et le Conseil régional d'Alsace, nous avons le souhait de franchir une étape décisive pour l'Alsace et son avenir.

 

L’ensemble des élus départementaux et régionaux aura à répondre à une question solennelle: souhaitez-vous que le Conseil d'Alsace, nouvelle collectivité territoriale, voit le jour ?

 

En répondant « oui » à cette question, les élus manifesteront leur volonté de donner à l'Alsace une nouvelle gouvernance, d'être à l'avant-garde de la décentralisation, de mieux prendre en compte les caractères spécifiques de notre région et de rassembler les conditions qui nous permettront de mieux relever ensemble les grands défis de l'avenir.

 

En répondant « oui » à cette question, les élus exprimeront leur désir de disposer de pouvoirs d’action renforcés avec notamment une répartition plus efficiente des compétences et l’intégration de nouvelles. Dans cet esprit, ils répondront à une aspiration profonde de nos concitoyens d'Alsace, qui expriment, chaque fois qu'ils sont interrogés, le désir d'une action publique plus proche d'eux, plus efficace, plus économe en moyens et plus pertinente.

 

Il faudra de l'audace à chaque membre du Congrès d'Alsace pour inventer la nouvelle collectivité unique alsacienne. Il leur faudra de l'audace pour répondre aux aspirations légitimes des Alsaciens. Ils n'en manqueront pas.

Car tous, nous avons conscience du caractère extrêmement novateur de la démarche que nous engageons aujourd'hui.

Nous avons décidé de partir d’une feuille blanche. Pour cela nous avons accepté de mettre de côté les irritations qui ont parfois handicapé le rapprochement de nos positions.

 

Nous nous sommes retrouvés pour nous consacrer avec détermination à l’essentiel : servir encore et toujours mieux tous les alsaciens et l’avenir de l’Alsace.

Il ne fait pas de doute que certains voudront refuser d’entrer dans le débat, car il est plus facile de se réfugier dans la critique que de travailler ensemble.

Il était indispensable de construire, dans un premier temps, l’accord des trois exécutifs pour de notre projet. Maintenant, il s’agit d’ouvrir largement le débat.

 

Nous avons décidé d’initier une réforme sans précédent des institutions et des modes de gouvernance en Alsace. Depuis longtemps, les Alsaciens sont attachés à la décentralisation. En instituant une nouvelle collectivité, nous donnons à nos territoires une longueur d'avance sur le reste du pays. Nous affirmons ainsi le caractère précurseur et pionnier de l'Alsace en matière de décentralisation et d'organisation des pouvoirs locaux.

 

Nous avons également conscience que cette réforme permettra à notre région tout entière de prendre en main son destin, en s'organisant mieux, en s'ouvrant davantage sur nos voisins et en prenant en considération l'identité et la culture régionales. Nous sommes Français, attachés aux valeurs de la République. L'Europe nous appelle. Et c'est pour mieux servir cet attachement et cette vocation que nous voulons doter notre région d'une gouvernance innovante et inédite.

 

Enfin, si nous désirons instituer une nouvelle collectivité alsacienne, fruit de la réunion du Conseil général du Bas-Rhin, du Conseil général du Haut-Rhin et du Conseil régional d'Alsace, c'est que nous voulons donner à nos concitoyens et à nos territoires toutes leurs chances pour l'avenir.

 

L'Alsace a connu, par le passé, des réussites éblouissantes et des succès éclatants.

Sera-t-elle en mesure d'en connaître d'aussi grands dans les dix ou les quinze ans qui viennent ?

 

Assurément oui !

Oui, si dès aujourd'hui elle ose se remettre en cause, réinventer l'organisation de son territoire, moderniser et rationnaliser l'intervention publique, être plus près de chaque territoire tout en étant plus forte dans le monde.

Nous vivons dans un temps de grandes évolutions. De très profondes mutations transforment le monde. Nous les voyons chaque jour à l'oeuvre et nous ne pouvons pas, face à ces grands changements, rester inactifs. Nous voulons mettre l'Alsace en mouvement et le faire ensemble.

 

Instituer le Conseil d'Alsace, c'est choisir l'action collective, en adaptant notre organisation territoriale aux évolutions actuelles et en anticipant le monde de demain.

Instituer le Conseil d'Alsace, c'est accepter de relever ensemble les grands défis qui se présentent à nous. C'est avoir de l'audace pour l'Alsace et pour tous les Alsaciens. »

 

Pour retrouver les fondements et les prochaines étapes de la nouvelle collectivité:

Cliquez ici pour visualiser la pièce jointe : projetnouvellecollectivite.pdf

Bruno Sido, président du groupe de la droite, du centre et des indépendants (DCI) à l’Assemblée des départements de France (ADF) prend acte de l’annonce, faite par François Baroin, Ministre de l’Economie, que l’option d’une deuxième journée de solidarité ne sera pas retenue parmi les mesures destinées à assainir les comptes de l’Etat.  

 

L’extension, dès maintenant, à tous les actifs de l’actuelle journée de solidarité pour aider les départements à financer notre modèle de protection sociale (Allocation personnalisée d’autonomie, APA, notamment) constituerait en revanche une mesure nécessaire en direction de nos concitoyens les plus fragiles.  

 

A l’occasion du débat national sur la dépendance, le groupe des 41 départements de la droite, du centre et des indépendants a clairement pris position en faveur de mesures pérennes pour résoudre durablement la préoccupante question du financement de la dépendance, notamment de l’APA.  

 

Parmi les pistes proposées : la création d’une seconde journée de solidarité qui rapporterait 3,2 milliards d’euros supplémentaires si elle concernait tous les actifs, dont 2,3 milliards d’euros pour la part des salariés et 0,9 milliards d’euros pour la part des actifs non salariés.

 

Créée par le Gouvernement Jospin sans les financements de l’Etat nécessaires, l’APA est aujourd’hui compensée à moins de 30% : sur 100 € dépensés à ce titre par un conseil général, moins de 30 € lui sont « remboursés » par l’Etat alors même que les collectivités départementales ne décident ni des critères, ni des montants alloués.

 

Parce que la création d’une seconde journée de solidarité, applicable à tous, reste l’une des solutions de financement parmi les plus justes et les plus efficaces pour assurer la pérennité des prestations sociales délivrées par les conseils généraux, dans le cadre des compétences que leur confie la loi, le groupe DCI prône sa création, non pas pour faciliter le retour à l’équilibre des comptes de l’Etat mais pour accompagner l’effort budgétaire très significatif des départements en ce domaine.

 

Le groupe des départements de la droite, du centre et des indépendants soutient les mesures aussi courageuses que nécessaires préparées par le Gouvernement pour préserver nos concitoyens des graves difficultés financières auxquelles sont confrontées plusieurs de nos voisins européens.

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